23.07.2009

Absent au récolement #7

 

 

Votre série préférée deux jeudis par mois, dès 10H du matin !

 

 

 

 

 

Septième partie : L’imposture littéraire est parmi nous

 

 

Sylvianne V. a lu dans un périodique intitulé « Comment se faire éditer » l’encart publicitaire d’une ancienne lectrice en maison d’édition qui aide les apprentis écrivains en situation de blocage. Quelle honte ! me dit-elle, tentant de me prendre à partie. Irais-je jusqu’à imiter le chuchotement de la cocotte minute en guise d’assentiment ?

 

Si l’on se fie à ses dires, Sylvianne V. peaufine depuis cinq ans un premier roman qui risque de faire l’effet d’une bombe lors de la rentrée littéraire de septembre. Chaque jour, elle nous fait partager, en exclusivité, à nous « si cartésiens » pourtant (dixit), les arcanes de son intrigue et les angoisses de créatrice qui l’accompagnent. De la même manière, elle s’en va porter la bonne parole des Belles Lettres auprès de nos chers lecteurs. Malheur à ceux qui lui demandent un conseil de lecture ! Sylvianne V. se dit « investie d’une mission ». Vous connaissez le refrain : rendre à la Littérature ses lettres de noblesse. Hum-hum…

 

Dans un langage qui n’appartient qu’à elle et elle seule, elle m’éclaire sur l’ontologique de sa condition : « Pour l’instant, je suis cantonnée à éplucher les patates… mais bientôt, je ferai don de moi au monde… on m’appellera par mon pseudo… je me changerais en statue de sel… dans ma tour d’argent ». Fragments du discours narcissique.

 

Là, le doute s’installe en moi : je ne sais plus et je ne suis plus si sûr que Sylvianne V. écrivasse pour de bonnes raisons. Le nom de mystificatrice est évoqué entre Désirée et moi, à la pause de 15H35 (pause qui succède à la pause de 14H35 et qui précède la pause de 16H35). Notre grant’écrivain serait-elle une impostauteure ?

 

 

 

A SUIVRE

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