02.11.2009

HEC

 

Depuis la survenue de la crise, les cours de « Morale des Affaires » ne sont plus obligatoires à HEC.

01.11.2009

Journal du 01/11/2009

 

 

Am Stram Rassam /// Le côté « ramener le mouton égaré à la maison pour le ramener à la raison  » des cathos /// Cela ne sert à rien de courir après le poème puisqu’il n’est menacé que par lui-même /// Odeur d’omelette aux chips /// Christopher Lukeskywalken on the wild side /// Jeu du chat et de la souris dans les vestiaires des petits rats de l’Opéra /// Amplifier un fait divers et sentir son écriture se dérouler /// Le terme « artiste » est galvaudé, et celui d’artisan l’est tout autant, puisque les chauffeurs de taxis se sont couronnés du titre d’artisans taxis /// At the Party Lounge : chausse-pied, délicatesse, tea et sympathy /// Assises alvéolaires en écoutant Ziggy.

 

 

 

31.10.2009

Maurice

Maurice, garçon au goitre.

Mon devoir eût été de vous prévenir, je sais.

Mais auriez-vous accepté de le rencontrer si je vous avais décrit par le menu le physique difficile de mon ami Maurice ? Non.

Vous voyez d’ici le tableau, n’est-ce pas ? Encore un vieux garçon qui tuerait le temps en allant voir les copies neuves de films kazakhs, dont tout le monde se moque au fond.

Alors, moi, dans mon coin, je constate une chose, LA chose : tout le monde est intéressé. Vous, moi. Alors, pourquoi pas Maurice.

Oui, il était au courant, il a bien voulu marcher, mais je dois vous dire que l’argumentation fut longue et éprouvante, pour les deux parties, car Maurice a une morale vous vous en doutez, non, tout de même, c’est quand même Maurice. Merde, Maurice est un homme qui mérite son homard à l’américaine une fois de temps de temps. Maurice, c’est

Mais qui s’occupe de l’hypernaufrage de l’horloge parlante, de celui des chanteurs de charme ou des chiens d’ivrogne… et de Maurice, hein, qui ?

Dites-moi, devrait-on laisser la grand-mère de Maurice continuer d’envoyer à Maurice des nougats à chaque Pâques ? Est-ce bien décent, je vous le demande, laisser Maurice traîner au Brelan rue Beaubourg ?

Est-ce décent ?

Dites-moi.

| Tags : roman oswald, maurice

30.10.2009

Montée en puissance des phrases de politesse chez un homme âgé de 82 ans à l’attention d’une correspondante âgée de moitié moins, en considérant que l’homme qui a écrit ces lettres n’est autre que Georges Clémenceau, dit « Le Tigre »

 

29 avril 1924

[…]

Mes respectueux hommages.

 

12 mai 1924

[…]

Tous mes hommages d’amitié.

 

7 juillet 1924

[…]

Je suis à vos pieds. A vous de savoir s’il vous plaît de m’y garder.

 

13 juillet 1924

[…]

Je suis à vous tout le temps.

 

26 juillet 1924

[…]

Alors, que faut-il dire ? Quelles nuances de sentiments demandez-vous ? Je crois que le plus simple est de mettre vos yeux dans les miens et de nous dire au revoir. Voulez-vous ?

 

1er août 1924

[…]

Je vous rends vos yeux et votre main pour avoir le plaisir de vous les reprendre.

 

2 août 1924

[…]

Ouvrez votre main et refermez-la sur la mienne.

 

3 août 1924

[…]

Ever.

 

4 août 1924

[…]

Je n’ai qu’un sentiment qui soit ce qu’il doit être. Devinez ce que c’est.

 

12 août

[…]

Plus généreux que vous, grande Madame, je vous envoie au-delà de ce que vous souhaitez.

 

15 août 1924

[…]

Fermons les yeux et permettez-moi de vous dire que je m’intéresse à vous tout particulièrement.

 

16 août 124, au matin

[…]

Je suis à vous.

 

16 août 1924, au soir

[…]

Je suis à vous déraisonnablement.

 

20 août 1924

[…]

Madame, si vous n’étiez que très-belle je ne vous regarderais seulement pas.

 

23 août 1924

[…]

Madame, vous êtes une princesse et je suis tout au plus un bon demi fou. Mettez-moi à la chaîne.

 

1er septembre 1924

[…]

Hou ! La vilaine. Je vous absous de votre premier péché envers moi.

 

4 septembre 1924

[…]

Par ici, Madame la fée, venez, venez. Toutes mes cloches tintent. Vous êtes attendue.

 

18 septembre 1924

[…]

J’essaye de vous aimer moins. Je ne peux pas.

 

27 septembre 1924

[…]

Dépêchez-vous.

 

28 septembre 1924

[…]

Regardez votre ombre : c’est moi.

 

 

 

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Un conseil

Ne

faites

pas

confiance

aux

grands

rhétoriqueurs

qui

ont

le

front

fuyant!

| Tags : roman oswald

29.10.2009

Le sens

Il faut parfois

 

laisser        le            sens           nous

échapper pour espérer le voir revenir un jour rouge de santé.

Circulez!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'époque, y'avait d'la circulation entre les copies...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Jonathan Richman

I,JOnathan copia.jpg

Jean-Marc Lovay

 

http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/07/1...


28.10.2009

Café Rubis

"Elle est toujours plus tentée par le diabolo menthe que par le Diable et moi", dit un vieux beau assis à côté de moi, en terrasse du Café Rubis, à propos d'une apprentie comédienne qui vient de monter sur la capitale pour "percer"...

Question du Tigre

Mais qui donc habite au 93 de la rue Jouffroy?

 

 

P.29 de la correspondance (Lettres à une amie) entre Georges Clémenceau dit "Le Tigre" et Mme Baldensperger, femme d'un honorable universitaire cornuto. Nrf Gallimuche Collection blanche.

 

 

 

 

Le capitaine de Legge

 

 

 

« […] Mais le plus pittoresque de l’état-major était le chef du 2e bureau, le capitaine de Legge, un Breton qui avait servi dans la marine : une tête de sanglier posée sur une peau d’ours brun à longs poils et de fines jambes de bouc ; de ce monstre velu sortait, parmi des balbutiements, un ricanement de cygne. Il portait d’ailleurs un cygne à son blason. Quand il interrogeait les prisonniers, il tenait un couteau à la main et l’œil fixe, les sourcils ébouriffés, et menaçants, il disait à l’interprète, avec son rire héraldique :

 

-Annoncez-leur que je vais les châtrer.

-Ne faites pas attention, le capitaine est fou, disait aux prisonniers, en patois alsacien, l’interprète, un doux intellectuel à barbe blonde. »

 

Jean Hugo, Le regard de la mémoire.

 

 

27.10.2009

Bond, James Bond

Question : « Comment vais-je vous reconnaître ? ». Réponse : « Ne vous inquiétez pas, je saurai me faire connaître auprès de vous ». Très dure à assumer après, cette réponse, vous ne trouvez pas ?

| Tags : roman oswald

La toute dernière invention de notre cher Gaston

 

Double bague à roulement à billes, qui se placera sur chaque pouce.

Ce nouveau dispositif, bien réglé, permettrait de se tourner les pouces durant des heures sans la moindre fatigue et sans danger d’échauffement.