15.11.2009

Journal du 15/11/2009

 

 

J’étais un écolier qui comptait les secondes qui me séparaient du son de la cloche /// Je vais pas épiloguer sur comment Elise n’arrive pas à résilier son abonnement à Télérama, mais quand même /// Le degré de confidence en elle est très élevé /// Jouir d’une faveur au sein du gratin-gratin /// Mon défouloir /// Un condiment de base indispensable : la femme en jogging /// Les ordres chronologiques vers la petite ville de Province et sa fierté d’être choisi par Ikea pour une implantation régionale /// Une cousine demande au boucher de lui aplatir ses steaks /// Supersonic was /// Violette Leduc + Hélène Bessette = Raymond Queneau qui pète un putain de câble.

06.11.2009

Violette one more time

 

« De Maurois j’aimais Les silences du colonel Bramble mais ni les romans, ni les biographies. Il est intelligent, capable, mondain et… je vous avoue que je m’en passe », Violette Leduc à Alain, 19 mai 1948.

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21.08.2009

à Viollet-le-Duc, je préfère Violette!

La bâtarde -- Leduc.jpgLe "chic" selon Madame!

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16.08.2009

La violette et le genêt

 

« J’aspire à un changement, à un très grand changement. Je précise : recommencer de vivre un amour fou dans une mansarde serait un très beau changement. Je pense à ce que je dis. La littérature, c’est secondaire. La littérature vient après. Et je redis ce que je vous ai écrit : je suis aux limites extrêmes de la solitude, de la monotonie. Ou bien ce changement sera, ou bien je périrai que je le veuille ou non. On peut périr sans mourir. On entre dans le régiment des morts vivants », Lettre de Violette Leduc à Jacques Guérin, 27 décembre 1953.

 

Au pays des crucifiées (je dis bien crucifiées « é » « e » « s »), il y a peu, j’avais mis la main sur une réédition chez Laureli d’un livre d’Hélène Bessette. J’ajoute à cette liste le nom de Violette Leduc. La bio de « la femme laide » (dixit Le Castor) m’a fait louper les trésors de l’Anse aux Lapins. Pauvre femme, qui portait déjà sur son visage d’adolescente les cicatrices que l’on porte à un âge avancé… Et inconditionnelle en tout, en sus : en amour (Maurice Sachs), amitié (Jacques Guérin) et souvent les deux ensemble (Simone de Beauvoir). Si alter ego mâle il y a, alors c’est à n’en pas douter Jean Genet, qu’elle a connu, avec qui elle s’est brouillé, qu’elle a idolâtré comme toutes les personnes qu’elle a aimées d’amour et d’amitié, les deux ensemble, encore et toujours. Cette Violette-là, elle ne connaissait pas les limites, oh la la non. D’une situation, elle l’alimentait de tout ce qui pouvait la faire dégénérer. Elle ne jouait pas, elle surjouait. Elle ne surjouait pas, 1000 fois elle surexagérait. D’une situation, elle voulait sa fin en ayant le dernier mot. Tout le temps, elle cherchait à déstabiliser, à vous tester jusqu’à se mettre dans des états, mais des états ! Je vous laisse jeter un œil vous-même au livre de Carlo Jansiti, à des pages qui s’ouvrent toutes seules tant en sourd la culpabilité… Au passage, concernant ce dernier, il est né dans une petite ville du Sud de l’Italie, et c’est en découvrant à 20 ans La Bâtarde dans sa version italienne, qu’il décida d’apprendre le français pour apprécier toute l’œuvre de Violette Leduc dans sa langue naturelle. Touchant, n’est-ce pas ? Ca donne pas envie d’en savoir plus, ça, hein ? 

 

 

27.07.2009

Lettre à Simone de Beauvoir

"J'ai décacheté. J'ai eu un battement de coeur. Vous avez écrit "chère Violette". Vous avez oublié d'écrire Leduc à côté. Non, ce n'est pas possible. C'est voulu. Vous saviez que vous écriviez "chère Gégé". Pourtant "chère Gégé" ce n'est pas "chère Violette". J'ai ouvert la boîte dans laquelle je conserve toutes les lettres que j'ai reçues de vous. C'est partout "chère Violette Leduc". Je vous le dis parce que cela m'a remuée, que j'étais fière d'être appelée ainsi par vous. Mais je ne perdrais pas la tête." Lettre de Violette Leduc à Simone de Beauvoir, samedi 24 novembre 1949, 16h, à Paris. 

25.07.2009

Un dernier déjeuner

Avant de partir comme travailleur volontaire en Allemagne, Maurice Sachs avait chapardé l'édition Pléiade des Essais de Montaigne appartenant à Violette Leduc, tout ça afin de le revendre et ainsi offrir un dernier déjeuner à celui qu'il considérait comme son père: Gaston Gallimard.